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 DANS LA PRESSE FRANÇAISE EN 1937-1938 (le 06/05/2007 à 23h09)
DANS LA PRESSE FRANÇAISE EN 1937-1938

 

Écrire l'histoire des gens, ce n'est bien sûr pas sauver leur vie, perdue dans la mitraille de la répression. C'est la mémoire des vivants qu'on essaie de sauver. Vous trouverez ici un témoignage de cette époque. 

En janvier 1937, une nouvelle loi du jeune état Turc concernant 'l'assimilation' du pays de Dersim constitué de différents éléments de politique militaire qui allaient être mis en oeuvre provoquent l'organisation de la résistance des habitants. Au mois de mais, l'offensive de l'armée Turque mobilise une force de frappe considérable et le ministre de l'intérieur de Turquie, Djelal Bey, annonce au parlement que; " les brigands ont été civilisés par la force" résumant en ces termes les manoeuvres militaires opérées dans la région de Dersim 

La résistance se poursuit cependant, l'armée Turque commence à réorganiser des opérations militaires pour une nouvelle offensive l'année suivante. Pour parler de cette année là, un autre document rapporté par Lucien Renbout dans son livre: Les Kurdes et le droit paru en 1947 nous raconte lui aussi ces 'évènements' 1937/38 dans la région de Dersim à travers un article dont il ne nous donne pas le nom du rédacteur paru dans le journal Le Temps, dont les dates restent un mystère ( L. Renbout le situe en 1934). Le document de l'époque est l'un des rares témoignages en Français de la conquête du Dersim.

"Il y a environ deux ans, le gouvernement avait mis le pays sous un régime spécial, tous les pouvoirs étaient concentrés entre les mains d'un gouverneur militaire, le général Abdullah Alp Dogan, qui avait pour mission de procéder par tous les moyens utiles à la pacification, et la presse n'avais, depuis, publié aucune information. Il y a tout lieu de penser que les mesures prises ont du être énergiques et n'ont pas eu dont de satisfaire la population...

Quoi qu'il en soit , si la pacification poursuivie depuis 1934-1935 par le général Dogan avait commencé à porter ses fruits tant  par les travaux publics entrepris que par les quelques pendaisons effectuées à Elaziz, pour donner à réfléchir aux plus agités, l'effet produit fut de courte durée.

C'est ainsi que les habitants de Dersim n'hésitèrent pas au début de 1937 à signifier aux autorités un véritable ultimatum, aux termes duquel ils exigeaient le retrait de tout élément de gendarmerie ou de militaires de la région, l'arrêt de tous travaux d'Art (ponts, lignes de chemin de fer etc...), réclamaient le droit de conserver des armes et demandaient l'adoucissement des impôts. Un corps de garde ayant été en outre, attaqué par les bandits , la répression a dut être intensifiée, de telle sorte que l'on peut évaluer qu'en avril dernier les troupes du gouvernement concentrées vers Tundjelli se chiffraient à environ vingt-cinq mille hommes...

Les armements les plus modernes furent mis en oeuvre et les principaux points stratégiques occupés. L'aviation y joue son rôle, et on apprit ainsi que ce qui avait motivé la remise d'un diplôme d'honneur à l'aviatrice Turque Sabiha Gueuktchen dont on avait laissé jusqu'ici ignorer les motifs de la distinction à elle conférée, était sa brillante conduite dans la région de Dersim, où, non contente d'exercer des reconnaissances périlleuses, elle n'hésite pas à voler au ras des montagnes pour mitrailler des repaires d'insurgés.

De la sorte, dès le mois de mai 1937, les troupes étaient maîtresse de la situation...Maintenant va recommencer l'application des programmes déjà envisagé en 1935...

Si l'on en croit un numéro de Juin dernier du journal le " Tan", les moyens les plus énergiques seraient mis en oeuvre, et le village de Dersim, centre du mouvement, serait destiné à être entièrement dispersé, les habitants devant être répartis dans différentes régions et la gazette ajoute: "Ainsi les gens de Dersim, qui sont Turcs, purs Turc venus de Horasan lorsqu'ils fuyaient devant Timurleng ( Tamerlan) se confondront avec le reste du peuple Turc...".

 

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 Terreur policière au Festival de Munzur (le 16/11/2006 à 00h29)
Le 2 août 2004

Terreur policière au Festival de Munzur

En marge de la 5e édition du Festival de Munzur, une fête de la musique organisée à Dersim (Tunceli en turc, est de la Turquie), plusieurs centaines de membres de l'association d'entraide avec les familles des prisonniers et de l'association des droits et des libertés fondamentaux de Dersim (Temel Haklar) ont organisé une manifestation en solidarité avec les prisonniers politiques observant le "jeûne de la mort" dans les prisons de type F.

Vers 18h30, quelque 1200 manifestants s'étaient massés autour du local du parti au pouvoir AKP pour déposer un cercueil symbolisant le martyr des grévistes de la faim.
Dans une région kurde telle que Tunceli réputée pour sa dissidence historique au gouvernement d'Ankara, la police n'a pas tardé a s'attrouper autour des manifestants et à brutaliser les familles de TAYAD et de "Temel Haklar" à coups de matraques, de jets d'eau sous pression, de gaz lacrymogène et de sprays au poivre. Le public du festival qui avai t entre-temps rejoint les membres de TAYAD et de TEMEL HAKLAR a alors répondu à la violence policière par une résistance organisée.

La résistance à la brutalité policière s'est poursuivie pendant plusieurs heures, notamment sur le pont qui enjambe la rivière Munzur. Des témoins ont aperçu plusieurs mères de TAYAD tomber dans la rivière. On dénombre plusieurs blessés parmi les membres de TAYAD.

Parmi les personnes blessées, on compte également le maire de Tunceli. En tout, près de 50 personnes ont été interpellées par la police. Suite à l'agression policière, près de 4000 personnes se sont massées durant la nuit autour du commissariat pour exiger la libération des personnes arrêtées. En ce moment, la tension est toujours à son paroxysme à Tunceli.

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