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| FIRIK DEDE (le 11/08/2007 à 16h30) |
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« Ô Seigneur, mon Seigneur
Je suis ta créature, tu es mon Sultan »
« Efendim, benim Efendim
Ben senin kulunam, sen benim Sultanim »
Biliyorum; kendi dilinden birseyler söylemek gerekiyor sana, bazen söylenecek söz olmasa da. sustun yillarca ve konusmadin bir daha yüregi korlanmis Insan-i Kamil.
Etant un des plus grand sage de Dersim, Firik Bava a vécut 106 ans et nous a quitté le 10 juillet 2007.Il faisait parti de la tribu des Dewrescemalus (Derviscemal), et est né à Ovacik. Il a étudié à Erzincan où il apprit à parlé turc. Plus tard, ils e démarqua par ses chants et ses poésies.

Sa plus grande douleur, la mort atroce de son fils...
Il vécut sa plus grande douleur en 1981. Son fils Behzat était un jeune étudiant qui souhaitait devenir professeur d’école. Pour cela il dût quitté sa terre natale et s’installé en ville. Ne pouvant plus supporté la distance avec sa famille, il décida de passé ses vacances à Dersim, dans son village près de ses parents.
L’époque était bouleversée par le coup d’état et tous les lieux étaient surveillés par l’armée. Un jour, des soldats frappèrent à la porte de la famille Bava, sous prétexte de demandé le chemin. C’est Behzat qui ouvrit la porte. Ekber Bava, son grand frère, s’entait le malheur s’approché et intervena en répliquant que son petit frère n’en savait rien car il était étranger aux lieux.
Tout ce passa précipitamment. En un bref instant, Ekber et Behzat se retrouvèrent attachés à un arbre, dans la forêt ; les yeux bandés et les mains attachées. Ekber entendait son frère crié de douleurs. Lorsqu’il réussi tant bien que mal à descendre un peu le bandeau, il se retrouva face à une vision d’horreur : son petit frère venait d’être torturé par les soldats et le commandant « sans oreilles » était en train d’égratigné son visage avec un sabre. Les soldats s’étant rendu compte de la situation rebandèrent les yeux d’Ekber. Dans ce monde noir, il entendait son frère crié et s’entait une odeur de viande grillée. Son bandeau retomba et il vit son Behzat à moitié mort sous les coups intense du sabre rouge de feu. Ne pouvant supporté une telle vision, Ekber s’évanoui. Un moment plus tard, alors qu’il reprenait conscience, il entendit le commandant ordonné à un soldat : « tuez-le ». Le soldat ne pouvant réalisé une telle horreur, le commandant « sans oreilles » lui arracha l’arme de la main et tira d’un coup sec dans le crâne de Behzat.

Firik Bava, bouleversé par la mort atroce de son fils, n’adressera plus jamais la parole à qui que ce soit. Il vivra dans son monde, seul, jusqu'à la fin de ses jours.
« Ton visage est la Lune, tes yeux la clarté
Tes sourcils sont tels un croissant de Lune... »
avait-il écrit dans un de ses célèbres poème qu’il accompagne de son Cura.
Ekber Bava avait expliqué lors d’un reportage, que la mort de son petit frère avait provoqué un réel choc et une très grande plaie dans le cœur de tous. Malgré leur pauvreté, la famille Bava refusa l’aide financière distribué par l’Etat, à la famille, après cet évènement. Pour que son père souffre moins, Ekber envoya toutes les photographies de Behzat à Istanbul.
Il s’était promit à la mort de son fils : il n’allait plus jamais se couper la barbe. Cela lui rappellera la moitié de son âme à présent loin de lui.

FIRIK DEDE, UNE SAGESSE, UNE CROYANCE, UN SAVOIR
« Ne vendez pas vos mérites à des vendeurs de pailles ou des vendeurs de bateaux vendez-les à ceux qui exercent la profession de changeur »disait-il. Lors des Djem, il était assis et interprétait les semah et les poésies. Contrairement à ceux qui ont prient la route vers l’Ouest, lui était resté dans sa maison de pierre et de terre. Il savait que se détaché de ses terres signifiait se détaché de son âme. Il laissa alors pousser ses racines dans la terre qu’il ne quittera plus jamais. Il prenait sa source dans le fleuve du Munzur et son air de Duzgun Baba. Chaque matin, ses yeux admiraient le levé du soleil et surveillait de près les corbeaux de Duzgun Baba.
Son savoir, sa sagesse, son calme, sa croyance ont remplient ses 106 ans.
« Le cœur est un bateau, tu es son pilote
Dont les derviches souhaitent ouvrirent leurs voiles »
Sa patience, sa croyance, sa résistance, son savoir…
Les générations futures ne t’oublieront pas. Bon voyage…
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| Nazim Hikmet (le 02/06/2007 à 22h10) |
LUI ... NAZIM HIKMET
« Moi un homme, Moi Nazim Hikmet poète turc moi
Ferveurs des pieds à la tête Des pieds à la tête combat rien qu'espoir, moi » Nazim Hikmet
AUTOBIOGRAPHIE
Je suis né en 1902 [licence poétique ?]
Je ne suis jamais revenu dans ma ville natale [ Salonique ] Je n'aime pas les retours. A l'âge de trois ans à Alep, je fis ma profession de petit-fils de pacha à dix-neuf ans, d'étudiant à l'université communiste à Moscou à quarante-neuf ans à Moscou, d'invité du Comité central, et depuis ma quatorzième année, j'exerce le métier de poète Il y a des gens qui connaissent les diverses variétés de poissons moi celles des séparations. Il y a des gens qui peuvent citer par cœur le nom des étoiles, moi ceux des nostalgies. J'ai été locataire et des prisons et grands hôtels, J'ai connu la faim et aussi la grève de la faim et il n'est pas de mets dont j'ignore le goût. Quand j'ai atteint trente ans on a voulu me pendre, à ma quarante-huitième année on a voulu me donner le Prix mondial de la Paix et on me l'a donné. Au cours de ma trente-sixième année, j'ai parcouru en six mois quatre mètres carrés de béton. Dans ma cinquante-neuvième année j'ai volé de Prague à La Havane en dix-huit heures. Je n'ai pas vu Lénine, mais j'ai monté la garde près de son catafalque en 1924. En 1961 le mausolée que je visite, ce sont ses livres. On s'est efforcé de me détacher de mon Parti ça n'a pas marché Je n'ai pas été écrasé sous les idoles qui tombent. En 1951 sur une mer, en compagnie d'un camarade, j'ai marché vers la mort. En 1952, le cœur fêlé, j'ai attendu la mort quatre mois allongé sur le dos. J'ai été fou de jalousie des femmes que j'ai aimées. Je n'ai même pas envié Charlot pour un iota. J'ai trompé mes femmes Mais je n'ai jamais médit derrière le dos de mes amis. J'ai bu sans devenir ivrogne, Par bonheur, j'ai toujours gagné mon pain à la sueur de mon front. Si j'ai menti c'est qu'il m'est arrivé d'avoir honte pour autrui, J'ai menti pour ne pas peiner un autre, Mais j'ai aussi menti sans raison. J'ai pris le train, l'avion, l'automobile, La plupart des gens ne peuvent les prendre. Je suis allé à l'opéra la plupart des gens ne peuvent y aller et en ignorent même le nom, Mais là où vont la plupart des gens, je n'y suis pas allé depuis 1921 : à la mosquée, à l'église, à la synagogue, au temple, chez le sorcier, mais j'ai lu quelquefois dans le marc de café. On m'imprime dans trente ou quarante langues Mais en Turquie je suis interdit dans ma propre langue. Je n'ai pas eu de cancer jusqu'à présent, On n'est pas obligé de l'avoir je ne serai pas Premier ministre, etc. et je n'ai aucun penchant pour ce genre d'occupation. Je n'ai pas fait la guerre, Je ne suis pas descendu la nuit dans les abris, Je n'étais pas sur les routes d'exode, sous les avions volant en rase-mottes, mais à l'approche de la soixantaine je suis tombé amoureux. En bref, camarade, aujourd'hui à Berlin, crevant de nostalgie comme un chien, Je ne puis dire que j'ai vécu comme un homme mais le temps qu'il me reste à vivre, et ce qui pourra m'arriver qui le sait ?
Berlin-Est, 11 septembre 1961
QUELQUES POEMES ...
«Je suis dans la clarté qui s'avance Mes mains sont toutes pleines de désir Le monde est beau Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres Les arbres si verts, les arbres si pleins d'espoir Un sentier s'en va à travers les mûriers Je suis à la fenêtre de l'infirmerie Je ne sens pas l'odeur des médicaments Les oeillets ont dû s'ouvrir quelque part Être captif, là n'est pas la question Il s'agit de ne pas se rendre Voilà.»
«Les lampes de l'épicier Karabet sont allumées, Le citoyen arménien n'a jamais pardonné Que l'on ait égorgé son père Sur la montagne kurde Mais il t'aime, Parce que toi non plus tu n'as pas pardonné A ceux qui ont marqué de cette tache noire Le front du peuple turc. »
... ET CITATIONS
« Malgré le poids dans ma poitrine, Mon coeur bat toujours avec les étoiles lointaines » « Une bien triste liberté » «Etre captif, là n'est pas la question. Il s'agit de ne pas se rendre : voilà.»
«Rien ne m'a rendu Aussi heureux que les chants Les chants des HOMMES»
«Yasamak bir agaç gibi, tek ve hür, Ve bir orman gibi kardesesine»
«Il y a deux choses qu'on oublies qu'à sa mort, c'est le visage de sa mère et le visage de sa ville»
« C'est un dur métier que l'exil »
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| Dr. Vet. Nuri Dersimi (le 20/02/2007 à 00h19) |
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C’est un jour de Mars 1892 , à Hozat, au village de Agzunik et dans la chambre de Gangozade Mehmet Ağa, leader de la tribu de Karabal, que Nuri Dersimi est venu au monde. Son pere était un "Milan" et sa mère été de la tribu des "Agucan".
Pour des raisons de non-entente entre ses parents qui furent très vite séparés, Nuri Dersimi s’installe au côtés de son père et y passe toute son enfance.
Le père de Nuri Dersimi, M. Milla Ibrahim était un enseignant mais aussi un poète (ozan) et très bon joueur de saz. Tout comme le grand-père de Nuri Dersimi, Milla Ibrahim a été un grand leader du asiret de SeH Hasanan et le secrétaire de Seyid Riza. La plupart des diplômés de l’école de Milla Ibrahim sont devenus de très grandes personnalités Kurdes, mais la majorité ont été tués lors des évènements de 1938. Nuri Dersimi a été inscrit dans une école militaire où il resta au côté de son oncle Huseyin, mais n’arrivant pas à s’habitué et à supporter la discipline de l’école, son père prit la décision de retourner à Elazig. Durant ses années d’étudiant, N. Dersimi commença ses travaux sur la politique et fonda l’Association des Etudiants Kurdes (Kürt ögrenciler Dernegini).
C’est en 1911, qu’il commençe ses études de médecine à Istanbul. Il organise de nombreux Djem (Rassemblement ) dans le but de réunir les dersimis kurdes d’Istanbul. En 1912, alors que qu’il reçoit la visite du Dede Molla Hidir, il décide de fonder l’Association des Amis Kurdes (Kurdistan Dostlari Dernegi) dont il en fût le secrétaire général. Peu après la création, Molla Hidir est envoyé à Dersim, et le projet de l’association coule ; puis par la suite Nuri Dersimi a été obligé de quitter Istanbul et retournera dans sa région natale dans le but, encore une fois, de réunir le peuple. Dersimi se mari avec Selvi hanim du village de Kangal (Sivas). Grâce aux nombreux Djems et autres organisations, Nuri Dersimi réussit à étendre ses idées ce qui provoque ainsi une grande inquiétude de la part de l’Etat turc qui décide ensuite de l’exiler à Giresun . Le 1er Septembre 1917, il est envoyé à Istanbul pour son travail, et continue durant une grande partie de sa vie à assurer la bonne marche de ses projets sur un Kurdistan futur avec l’aide de ses amis.
Mustafa Kemal Ataturk remarque la forte influence de cet homme sur tous les Kurdes originaire de Dersim mais plus présicement sur son entourage et essaye dont, lui aussi, de l’influencer en l’invitant au Congrès de Sivas en 1919. Nuri Dersimi refuse et quelques temps plus tard, il fût arrêté par le préfet de Sivas. Grâce à l'aide du député Hasan Hayri, Nuri Dersimi est ensuite libéré. A sa sortie de prison, Nuri Dersimi se consacre essentiellement à ses travaux et dont la formation de Koçgiri et tente de faire débuter la fondation du Kurdistan dans les villes de Elazig, Diyarbakir, Van, Bitlis et les environs. Il fait alors la connaissance du poète Aliser et s’installe en Syrie, en 1937. Face à un sentiment de manque pour sa terre natale, Nuri Dersimi publie 2 livres : « Kurdistan Tarihinde Dersim » (Dersim dans l’Histoire du Kurdistan) et « Hatiratim » (Mémoire). Même loin de sa région, il continue ses recherches sur Dersim et le génocide.
Nuri Dersimi a annoncé ses programmes tels quels : Premièrement : faire reconnaître le Kurdistan à Ankara grâce au rassemblement de Erzincan, Elazýð, Malatya, Sivas. Deuxièmement : Vivre en collaboration grâce à la libération de la nation.
Nuri Dersimi lutte toute sa vie pour la naissance d’un Etat kurde contre le mouvement kémalisme mais il échoue.
La fin de sa vie… Mais, d’après-vous, l’histoire s’arrête-elle ici ?
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