> ASSOCIATION CULTURELLE PIR SULTAN ABDAL (ANNECY) |
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| ASSOCIATION CULTURELLE DES DROITS DE L’HOMME ET DE PIR SULTAN ABDAL (le 12/07/2007 à 02h55) |
ASSOCIATION CULTURELLE DES DROITS DE L’HOMME ET DE PIR SULTAN ABDAL 8 bis, rue de la Poterie 74960 CRAN-GEVRIER 04 50 46 05 27 ( & fax)
Horraires D'ouverture: Lundi au mardi : 10 h 00 / 22 h 00 Dimanche : 10 h 30 / 20 h 00
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| Pir Sultan Abdal ? (le 12/07/2007 à 03h08) |
Pir Sultan Abdal, est un derviche et grand poète du peuple du 16ème siècle. On sait que son vrai nom est Haydar. Il n’existe pas d’informations précises sur sa vie. Il est né dans le village de Banaz à Sivas. Sans être influencé par la littérature de divan, il a utilisé une langue qui lui est propre en se basant sur ses expériences dans la littérature orale.
Pir Sultan Abdal: c'était un abdal² et un grand poète. Le gouverneur de la ville de Sivas, Hizir pasha, l’a fait pendre car on l’a accusé de soutenir les séfévides. Pir Sultan n’était pas seulement un abdal comme les autres, tranquillement assis dans son tekke (couvent), il était avec le peuple et voyait les souffrances du peuple.
Ses poèmes reflètent la société de l’époque avec tous ces soucis :
« Que je brûle de l’amour divin Je ne retournerai pas de mon chemin Si je quitte mon chemin, je serais désœuvré Je ne retournerai pas de mon chemin Si les cadis et les muftis donnent la sentence Si on me pend, voici la corde Si on m’égorge, voici la dague Je ne retournerai pas de mon chemin. »
Abdal² : Le mot derviche (farsi : درويش [derwiš], mendiant) est d'origine persane et désigne un mendiant. Par glissement de sens c'est le membre de certaines confréries soufies pratiquant la mendicité. Le mot est passé à l'arabe (دَرويش [darwīš]) et au turc (derviş [derviš]) où il ne désigne que les membres de certaines confréries religieuses.
Le mot abdal les désigne dans l'Alevisme,
Le derviche est initié par un maître (cheikh ou murchid) et participe aux rituels de la confrérie, qui consistent souvent en des invocations répétées du nom de Dieu (dhikr), ou en d'autres pratiques hypnotiques comme la danse ou le chant jusqu'à l'extase mystique, l'anéantissement (fana').
La confrérie la plus connue est celle des derviches tourneurs en Turquie et en Iran.
" La poésie turque anatolienne se distingue de la littérature de cour persane et ottomane par son caractère protestataire. Lors des invasions mongoles en Anatolie, le pouvoir seldjoukide obligé de verser des impôts très lourds à l'envahisseur doit prendre une série de mesures Impopulaires. Celles-ci provoquent plusieurs révoltes soutenues et alimentées par les confréries religieuses, dont les Baba-i. Ces insurrections sont réprimées dans le sang mais permettent néanmoins de raffermir la position des soufis auprès du peuple. En se servant d'arguments puisés dans la pensée shiite, tout un pan du mouvement confrérique se sert de la querelle qui divise l'islam entre sunnites et shiites pour marquer son hostilité a un pouvoir qu'il juge pusillanime et tyrannique.
Maints poètes turcophones épousent cette cause en usant dans leur oeuvre des mêmes armes théologiques. Ils jettent ainsi les bases d'une littérature contestataire d'expression turque qui coûtera la vie à nombre d'entre eux. Au cours des XV' et XVI' siècles, les relations entre l'empire persan et l'empire ottoman se détériorent considérablement, le shah se pose en protecteur des shiites d'Anatolie et le sultan ottoman en pourfendeur des "hérétiques". C'est dans cette conjoncture que Hizir Pacha alors gouverneur de Sivas, interdit à son ancien maître, le poète Pir Sultan Abdal, d'utiliser le mot "shah" dans sa poésie. Ayant contrevenu à cette censure, Pir Sultan Abdal meurt pendu. "
( http://Hakyolu.free.fr )
Venez, Ames, Unissons-nous
Venez, Ames, Unissons-nous
Brandissons l'épée contre les traîtres
Réclamons le droit du pauvre
Réclamons le droit de l'orphelin
Soyons confiants en Dieu le Très-Haut (bis)
Unissons nos coeurs
Soyons comme le torrent impétueux
Marchons, marchons
Réfugions-nous en Dieu le Très-haut (bis)
Si je suis Pir Sultan, je me suis insurgé
Que les traîtres soient confondus
Ce qui est prédit doit arriver (bis)
Soyons confiants en Dieu le Très-haut (bis)
Ce qui est prédit doit arriver (bis)
Soyons confiants en Dieu le Très-Haut.
Pir Sultan Abdal (XVIème siècle)
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| Le 2 juillet 1993 : date inoubliable - Eylem Aydemir (le 12/07/2007 à 04h02) |
Le 2 juillet 1993 : date inoubliable
Eylem Aydemir
Comment peut-on oublier cette date ? 37 célébrités furent brûlées à Sivas, dans l’hôtel Madimak incendié, le 2 juillet 1993, par des intégristes islamistes.
Une festivité fut organisée le premier et second juillet 1993 en hommage au Pir Sultan Abdal (XVIe siècle), représentant de la littérature alévie en Anatolie.
Pir Sultan était un abdal (derviche dans l’Alévisme) et un grand poète. Le gouverneur de la ville de Sivas, Hizir pasha, l’a fait pendre car on l’a accusé de soutenir les séfévides (dynastie iranienne). Pir Sultan n’était pas seulement un abdal comme les autres, tranquillement assis dans son tekke (couvent), il était avec le peuple et voyait les souffrances du peuple.
Plusieurs chanteurs, écrivains, journalistes,… ont participé aux festivités. Les Alévis ont dansé le Semah, ont fait le Cem,…bref tout se déroulait comme prévue premier juillet… sauf que personne n’a remarqué les regard noirs des espions.
Le second jour fut un désastre : un vendredi, jour saint des musulmans, les islamistes, après l’ablution et la prière à la mosquée, ont mis le feu à l’hôtel Madimak où logeaient les participants à la festivité alévie.
Le but était en effet, la mort d’Aziz Nesin, écrivain alévi qui, soi-disant, a publié un livre de Salman Rüstü insultant la femme du prophète. Cependant celui-ci vit et ce fut 37 autres intellectuels qui moururent brûlés dans cet incendie que nul n’a empêchée, que nul n’a tentée d’éteindre.
Ni pompier, ni police, ni gendarme,… étaient là. Toute la foule a écouté les hurlements de souffrance et de douleur venant de l’intérieur, les cris d’horreur demandant du secours, les pleurs des innocents,…
C’est quand même honteux d’avoir tué 37 personnes pour une seule. Cette honte se renforce avec la rénovation, grâce aux crédits empruntés à l’Etat, de cet hôtel qui est toujours en usage de même qu’une rôtisserie. Qui est donc le coupable de ce crime ? Aziz Nesin ? Les islamistes ? L’Etat ?
Peu importe le(s) coupable(s). Quel serait l’intérêt de les châtier une fois que le monde a perdu 37 êtres chers.
Cela fait aujourd’hui quatorze ans que sont mort ceux-ci. Eux, ils sont morts une seule fois, or nous, nous mourrons tous les jours, en particulier tous les 2 juillet. Nous mourrons de honte, de la honte du pays qui ose toujours se dire laïque.
Dans ces derniers temps, on entend souvent parler d’un projet concernant la transformation de l’hôtel Madimak en un musée. J’encourage vivement la réalisation de ce projet car, effectivement, ce serait le seul moyen de purger le pays de cette honte.
Plus, on essaye d’oublier ce mauvais souvenir, plus ce sentiment de honte grandit en nous. C’est pourquoi, il vaut mieux se confronter avec nos sentiments, nos souvenirs, que de les oublier. Et seul le musée de Madimak pourra nous permettre d’apaiser la douleur que l’on ressent en se souvenant des faits.
Eylem Aydemir 01/07/2007 - 18:40 (Texte parut www.librenews.eu ) |
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| Les méfaits de ce cruel sanguinaire (le 12/07/2007 à 04h07) |
Les méfaits de ce cruel sanguinaire
Les méfaits de ce cruel sanguinaire
Me font pleurer comme un rossignol en détresse
Les pierres tombent sur ma tête comme la pluie
Une seule rose de l'Ami me tue, moi, moi, moi
Ah ! moi, moi, moi, Ami, moi, moi, moi
Un seul frôlement de l'Ami me meurtrit
Ah ! moi, moi, moi, Ami, moi, moi, moi
Dans ce jour de malheur j'ai distingué mes amis de mes ennemis
J'avais dix souffrances, maintenant j'en ai cinquante
Mon arrêt de mort a été prononcé
Ou il faudra qu'on me pende ou il faudra qu'on me tue, moi, moi, moi
Ah ! moi, moi, moi, Ami, moi, moi, moi
Ah ! moi, moi, moi, Ami, moi, moi, moi
Je suis Pir Sultan Abdal, mon âme ne peut s'échapper de mon corps
Si l'ordre ne vient de Dieu la pluie de la miséricorde ne se répandra pas
Les pierres que me jetteront ces mains ennemis ne me toucheront pas
C'est la rose de l'Ami qui me tuera
Ah ! moi, moi, moi, Ami, moi, moi, moi
Ah ! moi, moi, moi, Ami, moi, moi, moi
Pir Sultan Abdal (XVIème siècle) |
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| Ne chante pas, rossignol, ne chante pas... P.Sultan Abdal (le 12/07/2007 à 04h11) |
Ne chante pas, rossignol, ne chante pas...
Ne chante pas, rossignol, ne chante pas, mon cœur n'est pas joyeux
Ô Ami, je vais brûlant de la souffrance que tu me causes
La mèche de ma lampe s'est consumée et l'huile s'est épuisée
Ô Ami, je vais brûlant de la souffrance que tu me causes
Haydar, Haydar, Haydar, je vais brûlant
Ali, Ali, Ali, je vais brûlant
Je suis semblable aux torrents qui se sont mêlés à la mer
Je suis semblable aux roses ouvertes avant le temps
Je suis semblable aux cendres dont le feu s'est éteint
Ô Ami, je vais brûlant de la souffrance que tu me causes
Haydar, Haydar, Haydar, je vais brûlant
Ali, Ali, Ali, je vais brûlant
Tu entendras parler de moi parmi les héros
Tu panseras ma blessure parmi les martyrs J'ai erré pendant quarante ans' parmi les cerfs de la montagne
Ô Ami, je vais brûlant de la souffrance que tu me causes
Haydar, Haydar, Haydar, je vais brûlant
Je suis Pir Sultan Abdal, le terme de ma vie est arrivé,
Sans manger et sans boire, l'eau de ma vie s'est tarie
J'ai été pendu pour avoir trop aimé Dieu
Ô Ami, je vais brûlant de la souffrance que tu me causes
Haydar, Haydar, Haydar, je vais brûlant
Ali, Ali, Ali, je vais brûlant.
Pir Sultan Abdal (XVIème siècle)
L'ashik compare son coeur à une lampe à huile au début Le lion de Dieu est un des surnoms de Ali Pir Sultan Abdal fut pendu à l'âge de quarante ans à la suite d'une révolte à caractère religieux et social |
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| Le Berceau vide (le 12/07/2007 à 04h18) |
Le Berceau vide adapté par Claudio, d'après un texte de Pir Sultan Abdal
Il y a de cela bien longtemps, en Anatolie, un chef nomade et sa femme n'arrivaient pas à avoir d'enfant. Leur tristesse rejaillissait sur toute la tribu, et celle-ci se déplaçait, encore et encore, en espérant qu'elle finirait par trouver un endroit propice.
Enfin, au bout de sept années d'errance, l'épouse du chef tomba enceinte et un fils naquit. Pour la première fois de son histoire, la tribu resta au même endroit quarante jours et quarante nuits : ce fut une fête mémorable où toutes les autres tribus passèrent pour rendre hommage au nouveau-né et à ses parents.
Au matin du quarantième jour, même les plus grandes réjouissances ayant une fin, il fallut reprendre la route. Les nomades arrivèrent bientôt dans une forêt profonde, effrayante, où le vent se mit à souffler en tempête. Malgré ses efforts pour rester groupée, la tribu dut se disperser, et chacun de ses membres se retrouva seul pour lutter contre les éléments. La tribu se reforma petit à petit à la sortie de la forêt. Tout le monde semblait être là, mais on s'aperçut que le berceau du nouveau-né, porté à dos de chameau, était vide.
Lorsque la tempête se fut calmée, la tribu retourna dans la forêt. L'enfant demeura introuvable, mais on découvrit en haut d'un arbre, dans un nid d'aigle, la couverture qui l'avait enveloppé. Le tissu était déchiré, taché de sang. Folle de douleur, la mère se mit à courir dans tous les sens en hurlant. Elle disparut au coeur de la forêt en jurant qu'elle n'en ressortirait pas sans son fils.
Le chef ordonna que l'on recherche sa femme mais, comme pour son fils, cela ne donna aucun résultat. Certains des nomades revinrent quand même lui dire que, parfois, quand le vent se mettait à souffler, on entendait un chant désespéré qui s'élevait pour se lamenter de la perte d'un enfant.
Ecrasé de douleur, le chef décida de partir seul pour retrouver sa femme et son fils. La tribu attendit longtemps, très longtemps, à la sortie de la forêt, mais lui non plus on ne l'a jamais revu. On dit que dans cette forêt maudite, on peut toujours entendre le chant de la mère cherchant son fils, un chant si beau et si triste qu'encore aujourd'hui les femmes de la tribu se le transmettent de génération en génération, de mère en fille.
http://www.1000jours1001nuits.net |
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| Biographie de Hz.Ali (le 12/07/2007 à 04h27) |
BIOGRAPHIE DE HZ IMAM ALI
Hz Ali est le gendre et le cousin (du coté paternel) du Prophète et le premier des Douze Imams. Il est né en 599 après JC à la Mecque. Le clan s’appauvrissait, le Prophète se lia à la riche veuve Khatidja et adopta Hz Ali. Il l'éduqua comme son propre fils. Hz Ali était présent lors de la première révélation de Mohammed sur le mont Hira en 610. Hz Ali resta durant toute sa vie très pauvre et était un lourd handicape pour les riches compagnons du Prophète, AbuBakr, Omar et Osman car ceux-ci pouvaient se réfugier.
La tradition chiite rapporte que Hz Muhammed destinait Ali à sa succession. Quelques mois avant sa mort, Muhammed pendant son pèlerinage à la Mecque à Médine, avait destiné Hz Ali à sa succession devant des milliers de personnes, et il lui faisait rendre gloire par le peuple et par ses autres compagnons.
Hz Ali préparait les funérailles du Prophète, le clan Ommeyade d’AbuBakr, Omar et Osman faisait alors un coup d’Etat et criait AbuBakr au califat. Ceux-ci étaient soutenus par les Mecquois, les réfugiés et des tribus médinoises.
Hz Ali était soutenu dans un premier temps par la tribu Mecquoise Hadjhem et un proche du Prophète, Salman le Persan. Hz Ali refusait avec 17 fidèles l’allégeance de foi et l’hommage à AbuBakr. Hz Fatima tentait de rallier deux tribus médinoises locales pour Hz Ali.
AbuBakr et Omar voyaient le danger et ont fait battre Fatima qui était enceinte. Elle fit une fausse couche et décéda (à 18/20 ans) six mois après la mort de son père. Le meurtre de Hz Fatima était un avertissement pour Hz Ali. Finalement Hz Ali prêtait allégeance de foi à AbuBakr
AbuBakr gouverna de 632 à 634 et destinait Omar à sa succession. Celui-ci, gouvernant de 634 à 644, avait le prestige d’avoir réussi une expansion spectaculaire de l’Islam par rapport au temps du Prophète. Les provinces byzantines de la Syrie et l'Egypte étaient conquises et l'empire persan immense était pris d’assaut violemment. Le calife Omar divisait la société en classes ; les Arabes de Péninsule arabique était la classe régnante de cet immense Empire, les musulmans non arabes étaient exclus du pouvoir. Omar mourrant désignait un comité de 6 personnes pour l’élection du nouveau calife. L’enjeu de cette élection était en principe un complot de meurtre contre Hz Ali. Ali minoritaire ne pouvant s’opposer largement à la décision, devait se soumettre ou serait tuer. Nommer Ali dans le comité électoral était un calcul soigneux de Omar, voulant lui lier les mains et en envisageant Osman à sa succession.
Le calife Osman faisait parti du clan et de la classe dirigeante arabe Omeyyade. Douze ans après la mort du Prophète, le clan qui a opposé sa plus grande résistance au Prophète et à ses actions, qui l’a méprisé pendant plus de treize ans et enfin expulsé de la Mecque, s’est emparé du pouvoir et opportunément au nom de Hz Muhammed. Hz Ali dénonçait le favoritisme et le népotisme d’Osman. Celui-ci l’exila de Médine et Hz Ali était contraint de vivre dans un village pauvre près de Médine.
Osman se rendait coupable de violence à l’encontre de vieux compagnons du Prophète. Ibn Massud, vieux serviteur du Prophète, qui refusait de laisser détruire son Kur'an authentique fut torturé à mort par le commandement du calife.
Osman amassait des richesses immenses, s’est fait construire une villa et ne manquait pas de vivre dans le luxe. Son mode de vie luxueux et son népotisme (il a engagé comme secrétaire l’Omeyyade Marvan que Mohammed avait exilé à cause de ses délits et hostilités commis à son encontre à Médine…) avait conduit à une révolte dont Ali n’avait pas participé et dans laquelle il était tué. Les délégués des provinces et le peuple de Médine tenaient Hz Ali au califat et le lui ont imposé. Certains compagnons du Prophète refusaient de lui prêter foi et hommage, comme Ossama, commandant de l’armée établie finalement par le Prophète ; de ce fait il lui détournait du droit au Califat.
Hz Ali à peine désigné, l’inquiétude se répandait à Médine, car il limogeait beaucoup des compagnons du Prophète enrichis sous les trois premiers califats, il remettait en cause les institutions établies sous ces califats. L’inquiétude était si grande que Hz Ali devait fuir. Il se réfugiait en Irak avec une armée de 800 hommes et était poursuivi immédiatement par une armée rebelle sous le commandement d’Aïcha (une des femmes du Prophète), Talha et Subair (ils venaient de remettre en cause leur allégeance de foi à Hz Ali). Avec une armée inférieure en nombre, il se tenait à Basra contre l’armée rebelle et la vainquit (656).
Cette bataille était appelé la bataille du chameau car Aïcha montait un chameau. Elle pouvait revenir impunie à Médine. Muawiya, gouverneur de Syrie à l’époque d’Omar et Osman, refusait aussi la prestation de foi et l’hommage à Hz Ali. En 657 il rentrait en bataille à Siffin, que Hz Ali aurait gagné si la principale force de son armée ne s’était pas révoltée au moment décisif. Après cette défaite militaire, Hz Ali voulait monter une nouvelle armée contre Muawiya mais l’armée se dispersait. Muawiya envoyait des troupes d’attaque en Irak et dans la Péninsule Arabique. Médine était totalement pillé et beaucoup de Médinois étaient tués et exécutés. Les Irakiens avaient fait défaut à Hz Ali pendant ses entreprises. Le fait qu’il soit si pauvre même en tant que calife mangeant et s’habillant misérablement ne provoquait pas de l’admiration chez les Irakiens et les Arabes mais du mépris. Juste avant sa mort où il eut une vision voyant Hz Muhammed, il maudit les partisans du Prophète qui l’ont abandonné lamentablement et lui ont saboté sa politique égalitaire, juste, humaniste. Hz Ali meurt en 661 le mois du Ramadan profondément déçu, tué par un Kharadjite pendant sa prière.
L’ironie de l’histoire voulait que Muawiya survive à l’attentat d’un autre Kharidjite le même jour. Trente ans après la mort du Prophète, le fils du plus grand adversaire de Hz Muhammed était le souverain et le despote d’un empire au régime autocratique imprégné d’obscurantisme arabe antéislamique. Ce que le Prophète avait dit était donc bien arrivé.
(Http://hakyolu.free.fr) |
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| Hz. Ali (le 12/07/2007 à 04h34) |
Abû Hasan ‘Alî ben Abî Talib ou ‘Alî (arabe :أبو الحسن علي بن أبي طالب, [abū al-Hasan ‘alī ben abī Tālib] persan : علی پسر ابو طالب ['alī thasr abū tālib]) est le fils d'Abû Tâlib, oncle du prophète Mahomet, qui l'a élevé et protégé comme son propre fils, après la mort de son grand-père ‘Abd al-Mottalib. Il est né vers 600 à la Mecque, dix ans avant le début de la mission prophétique de Mahomet. À l'âge de six ans, il quitta la maison de son père pour se mettre sous la protection du prophète. Il a été à la fois le cousin, le frère spirituel, le disciple et le gendre de Mahomet en épousant sa fille Fâtima née de sa première épouse Khadija en 622.
Il a été le quatrième calife « orthodoxe » (راشد [rāshid] bien dirigé) de l'islam (656-661). ‘Alî a été le premier et le père de tous les imâms. Il fut le père de Hasan et de Hussein.
Son nom signifie « élevé ». En Afrique noire, on trouve la forme Alioune.
Avers et revers d'un médaillon représentant ‘Alî, avec au dos la phrase « Il n'y a pas de héros comme ‘Alî, Il n'y a pas d'épée comme Zulfikar ». Slogan chiite reprenant la structure de la profession de foi musulmane et citant le prophète Mahomet
‘Alî a été le premier à adhérer à la nouvelle religion prêchée par Mahomet (le premier homme après Khadija selon la tradition chiites). Il est resté en compagnie du prophète durant tout son ministère, y compris à Médine. Il a participé aux mêmes guerres que Mahomet, excepté à la bataille de Tabûk car le prophète lui avait demandé de le remplacer à Médine. Lors de la bataille de Uhud le prophète lui a donné son sabre Dhû'l-fikar (Zulfikar) :
« Mahomet pense qu'il ne le prendrait pas et qu'il ne pourrait pas le manier. Cependant ‘Alî ayant pris le sabre et se jetant dans la lutte, le prophète le vit combattre avec fougue, frapper avec Dhû'l-fikar en avant, en arrière, à droite et à gauche. Un quraychite s'étant présenté devant lui, se couvrant de son bouclier, ‘Alî le frappa de façon que le sabre pénétra à travers le bouclier et le casque, fendit la tête de cet homme et traversa son corps jusqu'à la poitrine. Le prophète, en voyant cet exploit, dit : Il n'y a pas de sabre comme Dhû'l-fikar, et il n'y a pas de héros comme ‘Alî[1] »
À la mort du prophète en 632, vint la question de la succession du calife ; le choix de la communauté se porte sur Abu Bakr puis Omar en 634. Après l'assassinat du troisième calife Uthman en 652, il accèda au pouvoir mais se heurta à des revendications pour appliquer la loi du Talion aux assassins de Uthman. Parmi eux, Aïcha la veuve de Mahomet alliée à deux prétendants, Talha et Al-Zulbayr, qu'il vainquit près de Basra à la bataille du chameau (656).
Lors de la bataille de Siffin (657), il doit affronter le gouverneur de Damas Mu‘âwîya membre de la famille de ‘Uthman. Alors qu'il avait l'avantage, il accepte l'idée d'un arbitrage, mais celui-ci tourne en sa défaveur. Il est remplacé par Mu‘âwîya, qui devient le premier calife omeyyade en 661. ‘Alî conserve néanmoins un certain pouvoir et se replie dans la ville de Koufa dont il avait fait sa capitale.
Parmi ses fidèles, certains lui reprochèrent d'avoir accepté de se soumettre à un arbitrage humain et quittèrent ses rangs, on les appellera les Kharidjites (les sortants). Plus tard, ils entrèrent ouvertement en rébellion contre ‘Alî qui les vainquit à la bataille de Nahrawan (658). Décidés à venger leurs morts, les Kharijites firent assassiner ‘Alî en janvier 661, en pleine prière, dans le mihrab de la mosquée de Koufa par l'un des leurs nommé Abdul rahman Ibn Muldjam. On estime qu'‘Alî avait alors 62 ou 63 ans.
‘Alî reste cependant un personnage emblématique dans l'histoire musulmane, empreint d'un charisme incontestable. La plupart des chaînes de transmission dans la doctrine ésotérique soufie remontent à ‘Alî qui est considéré par les chiîtes comme détenteur des secrets divins et de la signification ésotérique de l'islam, qui lui seraient transmis par le prophète.
‘Alî est également considéré comme le maître de la rhétorique arabe. Il est l'auteur de nombreuses citations, sermons et réflexions qui ont été recueillis et écrits en un ouvrage, le Nahj Al Balagha (La Voie de l'éloquence), qui reste par son très haut niveau d'éloquence arabe, après le Coran, une référence dans la littérature arabe.
La tombe d'‘Alî
La Mosquée bleue de Mazar-i-Sharif
Le personnage d'‘Alî jouit d'une grande popularité dans le monde musulman, mais il est surtout vénéré par les chiites en tant que premier imam. Son mausolée, qui fait l'objet d'une grande dévotion lors des pèlerinages chiites, se trouve dans la ville de Nadjaf, fortement endommagé par la troisième guerre du golfe.
De nombreux chiites croient qu'‘Alî ne voulait pas que l'on connaisse l'emplacement exact de sa tombe de peur que ses ennemis ne la profanent. L'emplacement de cette tombe sur le site de la ville de Nadjaf, a été révélé plus tard.
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Une histoire raconte que le calife Harun ar-Rachid lors d'une chasse aurait découvert un tumulus dont ses chiens refusaient de s'approcher. Les habitants de la région lui auraient dit que c'était la tombe d'‘Alî.
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Une autre histoire raconte que le secret s'était transmis de père en fils et que l'imam Ja'far as-Sadiq dit au calife où se trouvait cette tombe.
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Une tradition d'origine Afghane voudrait que le corps d'‘Alî fut transporté et enterré à Mazar-e-Charif dans la Mosquée bleue Rawze-i-Sharif.
Source: Wikipedia |
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