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RUBRIQUE: > ROJNAME (JOURNAL) |
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| REPRISE DU PROCES DHKP/C |
- Le sept novembre 2006 Bahar Kimyongür, ancien porte-parole du Bureau d'information du DHKC à Bruxelles, a été condamné à cinq ans de prison ferme pour le simple fait d'avoir diffusé de l'information en provenance de Turquie sur les conditions de détention dans les prisons de ce pays et avoir mené des actions pacifiques pour dénoncer le caractère antidémocratique de l'État turc. Pour ces raisons il est considéré par la Cour d'Appel de Gand comme le «chef d'une organisation terroriste et criminelle» (vous lisez bien).
«Quand monsieur Kimyongür rentrait dans la salle d'audience, le nombreux public qui se mobilisait pour lui l'applaudisait : la preuve qu'il est un chef», dixit les juges. Raisonnement implicite, que les juges se sont gardés de formuler car cela aurait mis trop en évidence l'absurdité de leurs arguments : «le public présent, devait être les subordonnés de Bahar Kimyongür et membres aussi, ou adhérants, d'une organisation terroriste».
Bahar Kimyongur est un symbole.
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés.
Soutenir Bahar, c’est protéger les droits de tous les citoyens en Belgique.
Bahar Kimyongur est un citoyen belge qui s’oppose au régime turc. Depuis des années, il sensibilise la population et les personnalités politiques belges et européennes à propos des violations des droits de l’Homme en Turquie. En particulier, il dénonce la torture que subissent les prisonniers politiques dans ce pays.
Aujourd’hui, l’Etat belge a choisi son camp : en dépit de nombreux rapports alarmants condamnant la violence de l’État turc, la Justice belge présente ce pays comme une démocratie et fait passer les opposants politiques au régime d’Ankara pour des criminels. Au moment ou l'Union Européenne se fait hésitante à l'intégration de la Turquie parce que l'État de ce pays est reconnu pour ne pas respecter les droits de l'Homme ni les libertés, la Belgique, condamne ceux-là mêmes qui dénoncent les atteintes de l'État turc aux droits et à sa population.
Cette décision et les lois qui l'ont motivée représentent l'assassinat de nos libertés d'expression et de contestation. De ce fait, la Justice n’est pas impartiale mais politique, ce qui est notamment rendu possible par l’usage de la loi “antiterroriste” belge de 2003, inspirée par les lois de G.W.Bush. Bahar Kimyongur en est la victime. Mais ce qu’il vit actuellement menace toute personne qui entend contester, protester dans notre pays. Personne n’est à l’abri de ces lois liberticides. Les appareils répressifs et judiciaires ont maintenant à leur disposition un précédent judiciaire qui permet de mettre en prison pour de longues années, des personnes qui n'ont commit aucun délit. Après Bahar et ses compagnons, qui suivra ? Les syndicalistes, les altermondialistes, les représentants du monde associatif, les étudiants, les intellectuels, les travailleurs en lutte ?...
Voilà ce qu’il vous attend :
• Bahar Kimyongür a failli être remis secrètement par les autorités belges entre les mains des tortionnaires turcs dont il dénonce les crimes. La Belgique va à l’encontre de ses propres lois pour satisfaire les exigences d’un régime autoritaire.
• Bahar Kimyongür va passer cinq années en prison alors qu’il n’a commis aucun délit en Belgique, en Turquie ou ailleurs ; qu’il n’a fait qu’exprimer un point vue critique et qu’il s’est organisé en conséquence.
• Au moment où nous écrivons ces lignes (*), Bahar Kimyongür est coupé du monde extérieur depuis son incarcération dans la nuit de mardi à mercredi, sans que personne ne sache où il se trouve exactement. Il subit des conditions de détention inhumaines et dégradantes ? Certainement la torture par l’isolement. Notre Etat expérimente ainsi un «Guantanamo à la belge» afin de casser psychologiquement et physiquement les prisonniers politiques ?
Réagissons, revendiquons la «Liberté pour Bahar» ! Participez aux actions du Clea !
Concrètement, vous pouvez
(*) Nous apprendrions quelques jours pluis tard que Bahar Kimyongür avait passé plus de douze heures d'enfer dans un cachot froid et insalubre avant d'être transféré, toujours en état d'isolement, vers une cellule un peu plus décente.
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Le 25 mai prochain, le procès DHKC -dans lequel Bahar, Musa, Sukriye, Kaya... sont à nouveau passibles d'un total de 37 ans de prison- recommencera depuis le début.Dans l'affaire DHKC, c'est le militantisme que l'Etat belge cherche à criminaliser et c'est donc le monde du Travail dans son ensemble qui doit se sentir menacé par ce procès. La « crise » ravive le conflit séculaire entre le Capital et le Travail : ni les astreintes, ni les écoutes ; ni les matraques, ni les lois antiterroristes ne pourront y mettre fin.
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Reprise du procès DHKP-C à la Cour d’appel de Bruxelles : Rassemblons-nous dès 8h30 le 25 mai pour marquer notre solidarité avec ces militants victimes des lois liberticides !
• Notez la date dans votre agenda, ces militants ne doivent plus retourner en prison !
N'oublions pas :
Le lundi 25 mai 2009, à 9h., reprendra le procès DHKP-C à la Cour d'appel de Bruxelles (rassemblement dès 8h30). La saga judiciaire se poursuit donc après trois jugements de fond et deux cassations.
Dans cette affaire, renvoyant devant les juges des membres présumés d’une organisation révolutionnaire turque que la police belge présente comme terroriste, deux camps s’opposent. Le procureur fédéral est le représentant de la doctrine propagée suite au 11 septembre par George W. Bush. Sous couvert de «guerre mondiale contre le terrorisme», il s’acharne à criminaliser des militants en mettant à mal des droits et libertés pourtant protégés par la Constitution belge.
Face à lui se rassemblent des citoyens attachés à la liberté d’expression et à la liberté d’association. En marquant leur solidarité avec des opposants politiques au régime d’Ankara, ils rappellent qu’en ces temps de crise du système, contester les injustices sociales s’avère plus que jamais nécessaire.
Nous refusons d’être muselés ! Nous refusons de nous taire ! Nous exigeons l’abrogation des lois liberticides !
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Le lundi 25 mai, reprendra le procès DHKC à la Cour d'appel de Bruxelles. Bahar, Musa, Kaya, Sukriye y sont à nouveau poursuivis par le procureur Delmulle. Etre présents en nombre au Palais de Justice de Bruxelles pour soutenir ces militants, constitue la meilleure façon de s'opposer à la loi « antiterroriste » et d'éviter un précédent judiciaire fatal pour tous ceux qui contestent l'ordre établi. « Tous au Palais »
VENEZ NOMBREUX ! Bahar, Musa, Sukriye, Kaya ne sont ni des malfaiteurs, ni des criminels, ni des terroristes. Luttons pour que ces militants ne retournent pas en prison !
S'exprimer, s'organiser, contester : ce n'est pas du terrorisme ! |
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